Jour 6 - Médoc - Bordeaux - Pujols

Hello!
En direct du domaine de Nioton (en rediffusion cependant...) Eh oui! Cette fois-ci, j'ai décidé d'écrire depuis mon lieu de... de...? Résidence? Pas vraiment. De séjour? Est-ce valable pour une nuit? Je sais pas, mais là n'est pas la question! Je trouve que c'est bien plus inspirateur qu'un McDo ou qu'un KFC!
Après avoir quitté Lacanau, j'ai parcouru les chemins et sentiers du médoc à la recherche de possibles vendanges tardives. Malheureusement c'était peine perdue... pour le job! Par contre, ça m'a permis de rencontrer des viticulteurs ou propriétaires de châteaux et domaines magnifiques. Intrigués par les plaques espagnoles, certains m'ont interrogés sur mon voyage, ce qui n'est pas déplaisant... Il n'est pas toujours facile de voyager seul et de ne trouver comme seul parleur que soi-même.
En début d'après-midi, en me retrouvant face à l'embouchure de la Gironde, j'ai décidé de la franchir mais le pont le plus proche se situait à Bordeaux. Sincèrement, je n'avais aucune envie de franchir une grande ville. Depuis Toulouse, je m'étais rendu compte qu'il était bien plus agréable de rester dans des villages. Plus jolis, moins pollués et surtout avec moins de circulation! Mais plusieurs viticulteurs m'avaient conseillé d'aller « plus dans les terres ». Je me suis donc aventuré dans Bordeaux. Et quand je dis aventuré, c'est le bon terme! En suivant les panneaux « Bordeaux nord », je me suis retrouvé au beau milieu d'une zone industrielle désaffectée et j'avoue, absolument morbide. J'ai décidé de bifurquer vers « Bordeaux centre-ville ». Et là, surprise, la Gironde est bordée de demeures bourgeoises beiges, surplombées de clochers anciens, illuminés par les rares rayons de soleil. Longeant la ville et le fleuve, stoppé par les feus rouges, j'ai eu le temps de prendre quelques photos.
N'étant pas déçu du détour, j'ai continué ma route, en faisant tout de même une halte mazout. 1028Km avec 73 litres. Pas mal non? Mais je ne crois vraiment pas faire mieux au prochain plein.
Les petites routes départementales m'ont emmenées, de bifurcation hasardeuses en déviations douteuses à Sauveterre et Raganau, où je me suis renseigné concernant les haltes camping-car. Eux m'ont conseillé d'aller chez Mr. Bougana, au domaine de Niotot. Lui-même camping-cariste, il accueille les voyageurs dans sa propriété, au milieu des vignes. Après une heure de recherches, j'arrive enfin à Pujols-en-Dordogne, où se trouve le domaine. Bien accueilli et surtout bien abreuvé (en vin bien entendu!), j'ai été cuire mes côtes d'agneau accompagnées d'une salade de riz (avec les restes d'hier...!) et une de concombres. Un délice sachant que je n'ai pas manger (par oubli) ce midi, à part le raisin que je goûtais dans chaque vignoble...
Et me voici installé, table de pic-nic dépliée et bouteille de bière à la main... Seul, au milieu des vignes, à la lumière de la bougie, avec comme musique de fond les criquets, une chouette et un oiseau dont je ne reconnais pas le chant... Ah, et en sourdine, Jack Johnson, chantant grâce au peu de batterie d'Ipod qu'il me reste.
Et dire que demain matin, en ouvrant la porte du fourgon, j'apercevrais d'un oeil encore mi-endormi ces collines vertes mais sèches, ce soleil se lever, ces quelques granges et tours abandonnées...
A demain!

- Vendredi 09 octobre à 10:11 -

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